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Samedi 24 mars 2007
Jusqu'ici, les articles de Dublin évoquent la pluie, la violence et les bulbes d'oignon. Mais n'allez pas croire que la capitale d'Irlande ne compte pas d'autres atouts plus charmants...

Dinah et les enfants

Nous poussons affamés les portes d'un pub dans le quartier du géorgien Merrion Square. Non, ses habitants ne viennent pas du Caucase, le style géorgien fait référence à Georges Ier, roi d'Angleterre, un des ancêtres de Prinsessan. Donc, nous poussons des portes, mais pas avant d'avoir vérifier à gauche si les voitures ne roulent pas comme des malades. N'oubliez pas qu'en Irlande nous roulons à l'envers, et nous le faisons bien.

Ben oui, faut parler anglais

Dans cet établissement nous choisissons... un plat délicieux de fish and chips ! Servi avec une merveilleuse sauce blanche et sucrée. Que personne n'aille jeter la pierre à cette cuisine qui en met plein les doigts sans en mettre plein la vue ! Avec une bonne petite binouze... Le cadre du pub est des plus chaleureux malgré la regard de mérou de la serveuse. Les jeunes et les vieux, le sport en direct à la télévision, pour un peu on y resterait toute la journée.

Mais j'avais pas mes charentaises non plus, donc nous sommes quand même repartis.

Notre promenade nous mène finalement au quartier de Temple Bar, qui vaut le détour même si tous les touristes sont regroupés dans cette zone. Les pubs font preuve d'imagination pour attirer le plus grand nombre de visiteurs, même pas de consommateurs. Certains entrent tout simplement pour prendre une photo au lieu de prendre un verre.

Le minimum c'est de commander quelque chose et pas photographier les lustres... enfin !

The Quays à Temple Bar

Un peu plus loin se trouve l'élégant Ha'penny Bridge. Je pensais que les Irlandais dansaient et jouaient du violon mais malheureusement rien de tel. Y passer en vaut tout de même la chandelle. Surtout que l'on rencontre beaucoup de visages de couleurs différentes dans ces quartiers, avec Dinah couleur café suédois et moi plutôt saumon de la Baltique.

La preuve, derrière le pont on trouve une espèce de foutoir africain, des restaus chinois, un machin ésotérique vous savez avec les pendules et les bouquins à deux euros cinquante. On y trouve aussi les célèbres boutiques Tout à 2 euros de Rennes ou d'Espagne. Une larme a roulé sur ma joue à l'instant précis où j'ai pénétré les portes de ces cavernes d'Ali Baba.

Ha'penny Bridge

Et puis pour en finir avec cette promenade, nous sommes allés voir les docks, souvent mes coins favoris comme à Liverpool ou à Amsterdam. Du centre, l'embouchure de la Liffey est vraiment proche et la balade très agréable. Là, on pense déjà choisir un pub pour notre virée nocturne tout en contemplant le coucher du soleil sur la petite capitale.

Good night Dublin

Good night à tous les lecteurs assidus ainsi qu'à tous les autres !!
Par David - Publié dans : Balades plus loin
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Vendredi 23 mars 2007
Notre chambre d'hôtel débordait de trésors :

- un écran plasma avec une vingtaine de chaînes ;

- un lit matrimonial bien douillet ;

- de la moquette britannique pour pas avoir mal aux pieds ;

- une baignoire dans une grande salle de bains...


Mais envers et contre toutes ces sirènes, nous avons résisté à la paresse pour découvrir Dublin, ou Baile Átha Cliath, si l'on parle en gaélique. Premier arrêt dans l'autobus deux étages qui mène jusqu'au centre-ville. Depuis les hauteurs du véhicule, Dublin s'étend lascive sur des kilos de briques. Les hauts bâtiments ne sont pas légion, si l'on met de côté le Croke Park où la France vient de battre l'Irlande en rugby. Et les pubs et B&B se répondent en un match de ping-pong pluvieux à grands renforts d'enseignes alléchantes.

Baile quoi ?

Le centre névralgique de Dublin s'appelle O'Connell Street. Là se trouvent des cafés, l'office du tourisme, les magasins à souvenirs dont j'ai perdu le nom, mais aussi l'espace nécessaire à la promenade en long, en large, en travers, une fois deux fois cent fois.

Un peu plus loin derrière la Liffey river se trouve le plus célèbre bâtiment de la ville, Trinity College ou la plus ancienne Université d'Irlande. Des arbres en fleurs viennent parsemer les photos des nombreux visiteurs. Je sais pas si ça me plairait de batailler avec des hordes de touristes pour aller en cours... En tous cas, la bibliothèque de l'Université est la plus belle chose de la capitale, avec ses vieux grimoires et ses boiseries.

Pas mal comme cadre d'études !

Niveau temps nous avons le droit à quelques gros nuages de pluie, quelques rafales de vent, des éclaircies rafraîchissantes et d'autres gougouttes tombées des fenêtres d'en haut. Ca me rappelle le jour où j'ai reçu du café sur la tête, à Uppsala. Enfin nous sommes mouillés mais pas trop, mon k-way s'ennuie ferme et les pavés glissants se meurent de soif.
Par David - Publié dans : Balades plus loin
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Jeudi 22 mars 2007
Le lendemain matin, nous bondissons des matelas pour nous diriger vers notre second hôtel, The Ardmore à Tolka Valley. Nous suivons les conseils, encore une fois peu éclairés, de l'accueil du Brewery. Au passage, nous faisons la rencontre du nouveau tramway de Dublin, le Luas. Bel engin qui contraste avec le délabrement du quartier. Puis nous traversons la Liffey river pour pénétrer dans le plus vaste parc fermé d'Europe, le Phoenix park. Mal nous en aura pris pour nos pieds. La route qui traverse le parc est interminable même si la vue sur les "montagnes" aux alentours de la capitale vaut bien une marche ou deux.

Le printemps à Trinity College

Dans ce parc, beaucoup de joggeurs vieux et moins vieux. Une dame d'un certain âge tout en courant me glisse : "Ne me chronomètre pas !" alors que je regardais l'heure. Ceci furent les premiers mots adressés de la part d'une Irlandaise, plutôt amusant n'est-ce pas ? Peu après, nous rencontrons un chien abandonné que nous baptisons Obi Wan. Le chien nous suit, à la trace de nos sifflements, et nous fait sentir un peu moins seuls dans cet énorme jardin à l'échelle d'une ville. Notre Obi Wan aime poursuivre les voitures rouges, il devait être taureau dans une autre vie. Ce qui me donne une autre raison de bien l'aimer.

Quel chemin choisir ?

Finalement, nous ne savons pas où nous sommes, mais la promenade est plus qu'agréable dans ce mystérieux parc. Soudain, Obi Wan fait des siennes et s'attaque à un cocker roux. La vieille dame en jogging rose qui s'approche des deux chiens pousse de petits cris pendant que nous tentons d'écarter notre nouvelle mascotte. Nous en profitons pour demander notre chemin à la dame qui de suite nous invite chez elle à vérifier dans l'annuaire. Elle habite une toute petite maison, dans une rue qui n'a rien à envier à l'Angleterre des petits. Puis elle nous conduit en voiture à l'hôtel, sans se soucier de nous raconter sa vie. Dinah m'avouera par la suite qu'elle n'a compris que 75% des propos de la native de Dublin.

La vieille dame en jogging rose restera notre rencontre n°1 de l'hospitalité irlandaise.
Par David - Publié dans : Balades plus loin
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Mercredi 21 mars 2007
" Ils ne couraient pas tous mais tous étaient pressés. "

Tel aurait pu être le refrain de l'aéroport de Dublin en cette veille de Saint-Patrick. Les Irlandais quittaient la ville à grands renforts de coups de coude, pendant que les autres posaient déjà sur leurs têtes les célèbres coiffes vertes vendues dans le monde entier. Des hommes en kilts et des accents ibériques parcouraient le terminal en agitant les bras.

Quant à nous, le voyage avait été bien trop long pour que de Saint Patrick nous n'ayons été les esclaves. Dublin se présentait comme une bulle de bière après la pression, elle portait les décibels dont nous n'étions plus accoutumés avant de doucement se poser sur la surface en une écume douillette. Mais pour être tout à fait sincère, cette écume, je m'en échappais régulièrement pour glisser à Dinah les mots enthousiastes dont vous êtes familiers. Plusieurs façons de s'émerveiller. Certains n'ont plus de mots, d'autres en ont trop.

Dublin aux couleurs suédoises

Arrivés à Trinity College, nous n'avons aucune idée d'où se trouve notre auberge réservée la veille, le Brewery Hostel. Nous choisissons de prendre Grafton Street sur mes conseils peu éclairés, nous y aperçevons les premiers musiciens, guitaristes et chanteurs dont l'Irlande regorge. Puis nous rebroussons chemin avant de rencontrer un amical Valenciano qui nous indique la route. Prenez cette rue, puis celle-là, puis cette autre.

Nul doute qu'en cette soirée de mars nous avons traversé plus de la moitié de Dublin et de ses lieux incontournables. Mais nous avons également pris conscience que nous n'étions plus en Suède, ou en Scandinavie en général. Vers Corn Market, un jeune était en train de se faire tabasser méchant par toute une bande. Plutôt règlement de comptes. Bref ça nous a un peu refroidis mais la mine sévère, nous continuions notre chemin.

Les pigeons comme à Paris

L'accueil de l'auberge était plutôt sympathique. Encore une fois, pas d'Irlandais pour nous guider, mais une dame vraisemblablement plus de l'Est que de l'Ouest. Et à elle de nous souhaiter une bonne première nuit avant de rencontrer pour de bon l'Irlande le lendemain !!
Par David - Publié dans : Balades plus loin
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Mercredi 14 mars 2007
Au départ nous avons la Création, le gros Bang, la marmite intersidérale.

Le premier homme, la première femme, la première assiette de spaghettis. Tous ensemble partis pour le même pétrin, roulés dans la même farine. Hachés menus, moulés menus.

D'aucuns diront qu'ils étaient prévenus, l'enfer, les petits anges et leurs trompettes.

Mais, vient le premier feu de camp, la lumière, les animaux, les plantes et les étoiles qui ont pas confiance. L'homme prend la grosse tête. Mauvais signe. Pire, les premières armes, les premiers incendies et les guerres, la toute première veste en peau de zébu, les larmes des hommes qui se prennent la tête entre leurs mains comme des enfants pas très sages.


C'est l'histoire de la vie, le cycle éternel, on connaît la chanson...


Et puis, des hommes pas comme les autres décident de rassembler leurs connaissances pour la réalisation d'une noble tâche. Le dernier élément terrestre est sur le point de naître. Goutte après goutte, le liquide doré attire les badauds du monde entier.

La première bière est née !
Par David - Publié dans : Post-it
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